Toussaint Louverture : 222 ans après, la flamme de la liberté brûle encoreMessage spécial aux auditrices et auditeurs de la Radio Télé Fierté

Cela fait déjà 222 ans que l’humanité a vu s’éteindre l’un des plus grands phares de la liberté, une figure emblématique de la Révolution haïtienne : Toussaint Louverture, mort le 7 avril 1803 au Fort de Joux, dans le Jura, en France.

Visionnaire et fervent défenseur de l’universalité des droits humains, Toussaint a compris que pour que la liberté devienne une réalité, il fallait briser les chaînes de l’esclavage, verser le sang s’il le fallait, et défier l’ordre établi, même face à la plus puissante armée de l’époque. Comme le dira plus tard Jean-Jacques Rousseau : « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme. »

Dès 1791, Toussaint Louverture s’impose comme un stratège redoutable, utilisant tour à tour les Espagnols, les Anglais et les Français pour dessiner son propre chemin vers l’émancipation. En moins de dix ans, il devient le leader charismatique que les esclaves attendaient pour les conduire vers la liberté.

Saint-Domingue devient alors un véritable champ de bataille. Sang, sueur et boue s’y mêlent, dessinant dans la terre la détermination inébranlable d’un peuple debout.

Napoléon Bonaparte, inquiet pour les intérêts coloniaux de la France, décide de tout mettre en œuvre pour rétablir l’esclavage et faire taire cette voix dissidente. Mais les canons de l’empire ne purent éteindre la volonté des esclaves.

Toussaint, lui, ne voulait pas forcément rompre avec la France. Son objectif : l’autonomie. Une transition vers une souveraineté pleine et entière. Mais pour Napoléon, il était inconcevable de perdre la perle des Antilles — cette colonie riche, fertile, exploitée jusqu’à l’épuisement.

Rappelons qu’en 1550, lors de la controverse de Valladolid, certains osaient affirmer que les esclaves n’avaient pas d’âme, qu’on pouvait les soumettre au travail forcé au nom d’une civilisation prétendument chrétienne. Dans cette continuité idéologique, Napoléon voit en Toussaint un obstacle à éliminer.

Le 11 juin 1802, dans le plus grand secret, Toussaint est arrêté et embarqué à bord de la frégate Le Créole. Il sera transféré en France, puis emprisonné au Fort de Joux où il mourra, seul, dans le froid, le 7 avril 1803.

Mais avant de quitter la rade des Gonaïves, Toussaint déclara ces mots prophétiques, gravés à jamais dans l’histoire :

« En me renversant, vous n’avez abattu que le tronc de l’arbre de la liberté. Il repoussera, car ses racines sont profondes et nombreuses. »

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